Si on dit que rien ne se perd, rien ne se crée en quoi mes mots se sont-il transformés? La cadence rompue avec l’inspiration provoque chez moi l’obligation d’écrire le mot sexe dans un texte, histoire de garder l’attention. Il semble que le mot sexe attire l’attention et garde la tension, ceci dit, les recherches sur Google le démontrent, de plus en plus de gens en cherchent. J’ai l’absence de mot parce que je ne l’ai plus écrit, il semble que de pratiquer le verbe le tienne bien en vie, je l’ai oublié par la distance et le manque d’occurrence. Moi et le mot, on est comme un vieux couple, on ne baise plus que pour se rappeler de ce que c’était. Moi j’y ai retrouvé du plaisir, mais semble que lui est passé à autre chose. J’aimerais bien savoir ce qui lui manque, il a tout, vraiment. Il peut créer ce qu’il veut et détruire d’une seule parole. Le monde est à lui et il ne demande qu’à ce que je l’utilise, que je l’exploite, que je le manipule sans aucun soin. Armé de lui jusqu’aux dents, je te ferai rire, je te ferai pleurer, je te ferai jouir, tu m’en redemanderas et je te répondrai de sa propre bouche, non.
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